Il existe une cohérence profonde à passer du bloc opératoire au cabinet d'hypnose clinique

Si vous lisez ces lignes, c'est peut-être avec un mélange de curiosité et de prudence. L'hypnose intrigue autant qu'elle inquiète. Avant de vous expliquer ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas, laissez-moi expliquer mon parcours.

Pour l’anesthésiste-réanimateur que je suis, il y a une cohérence profonde à pratiquer l'hypnose clinique.

Les deux disciplines partagent un même territoire : la frontière entre conscience et inconscient, entre le monde du contrôle et celui de la confiance ou l’on peut laisser faire les choses. Dans la salle d'opération comme dans le fauteuil du cabinet, je travaille avec des humains qui acceptent, pour un temps, de relâcher leur vigilance ordinaire. C'est dans cet espace à la fois neurologique, relationnel et symbolique que s'inscrit ma démarche.

Q'est ce que l'hippocampe ?

Dans le cerveau, l'hippocampe est une structure remarquable. Architecte de la mémoire, navigateur de notre espace intérieur, acteur central de nos apprentissages, il est l'un des rares lieux où la plasticité cérébrale demeure vive tout au long de la vie : la neurogenèse y resterait possible à l'âge adulte (Eriksson et al., Nature Medicine, 1998 — PMID 9720051).

Il remplit ainsi une double mission. Ancrer : nos souvenirs, notre identité, ce qui fait que nous restons nous-mêmes. Orienter : notre capacité à nous repérer en terrain inconnu. L'hippocampe se souvient. Il trace des cartes. Il aide à se retrouver quand on s'est perdu.

C'est exactement ce que je cherche à offrir en consultation d'hypnose clinique.

Une démarche, pas une promesse

Je ne crois pas à l'hypnose magique. Ma formation première, en anesthésie-réanimation, m'a appris à distinguer ce qui est prouvé de ce qui est seulement envisagé, ce qui est efficace de ce qui est simplement rassurant. Je tiens à cette exigence. Le succès de l'hypnose, y compris pratiquée hors du champ médical, m'oblige en tant que médecin  à défendre le savoir scientifique, l'expérience, la sécurité et l'éthique.

L'hypnose n'induit pas une perte de contrôle. Elle conduit, de façon naturelle et respectueuse, à un état d'attention particulier que chacun de nous rencontre spontanément plusieurs fois par jour. Utilisée avec une intention précise et un cadre rigoureux, elle a une place démontrée dans plusieurs situations : autour des soins, de la chirurgie, de certaines maladies, de la gestion du stress et des émotions.

Une pratique intégrative

L'assise de mon travail se trouve dans la richesse de l'héritage d'Erickson, renforcé par les apports des neurosciences cognitives, par les approches corps-esprit (cohérence cardiaque, EFT, TAC…) et par les cadres adaptés à la psychotraumatologie contemporaine.

Ce carnet sera un lieu où trouver des repères fiables pour comprendre ce qu'est l'hypnose clinique, pour éclairer ses mécanismes par les neurosciences, pour montrer les passerelles entre les différentes situations.

À chacun la possibilité d'avancer à son rythme. Avec rigueur, et avec douceur.

L'hypnose clinique vient en complément, et jamais en remplacement, d'un avis ou d'un traitement médical.

Dr Patrick AVARGUES

Hippocampe Hypnose — Bordeaux-Mérignac

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